Cherche jeune sénior surqualifié




          Non je vous rassure tout de suite le blog n’est pas devenu une plateforme de rencontres amoureuses ! Je me suis demandée comment apporter un peu de gaieté et de joie à cette journée, alors parlons un peu chômage, recherche d’emploi et petites annonces ! Comment ça ça ne vous fait pas sauter de joie ou pleurer de bonheur ?? On se pose tous beaucoup de questions sur l’avenir, si ça vaut le coup tout ça … Je n’ai peut-être (sûrement)  pas  les réponses mais j’ai des milliers de questions !


Mieux vaut vous prévenir de suite, cet article … c’est le bordel, c’est flou, c’est fouillis, c’est pas clair, il se pourrait même qu’il ne veuille pas dire grand-chose. Mais tant pis, ce pas grand-chose il existe, il s’exprime, il s’écrit et si ça vous dit il se lit aussi !




            C’est un secret pour personne aujourd’hui pour avoir un travail, il faut avoir à peu prés 1000 ans d’expérience (ah j’exagère ?), être ce que l’on appelle un senior dans le domaine, et avoir la fraicheur d’un jeune diplômé. Alors je ne sais pas vous mais moi je n’ai encore rencontré personne remplissant ces deux critères ! Ben oui les 1000 ans d’expérience quand on les a c’est qu’on est plus vraiment un jeune diplômé. On pourrait  discuter des heures sur le fait que si on manque d’expérience on a plus ou moins de choses à apporter à l’entreprise, que si l’on est plus proche de la retraite l’entreprise va dépenser beaucoup à notre intégration pour recommencer moins de 10ans après … BLABLABLA ! Tous les points de vues se défendent.
 
Soyons francs moi les 10 ans d’expérience je ne les ai pas et parti comme c’est je ne les auraient jamais, sans compter que le diplôme il date plus d’hier (2012 pour les curieux). N’ayant pas la dite décennie d’expérience, je suis plutôt loin de devenir un jour une sénior, et est-ce que je peux encore être considérée comme une jeune diplôme ? Sinon je deviens quoi ? Le truc entre les deux, dont personne ne veut, un sans-emploi quoi ?




          J’ai envie de vous parler de mon cas, et celui de beaucoup de « jeunes » stylistes et créateurs ! Un métier qui a explosé avec des grands noms comme Chanel, Saint-Laurent, Cardin, Dior, etc beaucoup sont aujourd’hui des maisons de coutures où opèrent d’autres grands noms comme Lagerfeld, Ghesquiere, Roustaing, Gaultier … Le point commun à tous ces noms c’est leurs débuts relativement similaires. Ils ont débuté leurs grandes carrières chez les plus grands couturiers de leurs époques,  ils sont arrivé emportant sous le bras leur petites vingtaines d’années et leur passion dévorante pour le stylisme et la couture. On ne peut que leur dire merci pour tout ce qu’ils ont créé, tout le rêve même qu’ils vendent grâce à leurs univers créatifs.
Sauf qu’aujourd’hui  la première question qui me viens quand je regarde leurs parcours extraordinaires : Comment peut-on avec si peu d’expérience atterrir à la tête de maisons pesant des millions d’euros ?
La réponse c’est on ne peut pas, du moins on ne peut plus, parce que qu’aujourd’hui on nous demande d’avoir entre 7 et 10 ans d’expérience MINIMUM pour espérer devenir un assistant ou un junior. Ça veut dire quoi ? Qu’avant on pouvait être jeune et créatif, qu’on apprenait plus vite peut-être ? Mais qu’en 2016 si l’on a pas déjà exercé notre métier 10 ans nos idées seront moins intéressantes ?  Et si on nous laissait a nous aussi la chance de faire nos preuves, si on nous donnait la chance d’acquérir ces 10 années d’expériences avant que l’on ne devienne juste des seniors sans expérience ?

Pourtant moi des idées, des envies j’en ai, peut–être que trop de rêves se sont glissés au milieu de tout ca – ou peut-être pas assez. J’y ai peut-être trop cru – ou peut-être pas assez.




        Maintenant je ne l’attends plus cette réponse positive, cette douce perspective que mes compétences puissent susciter une once de curiosité. Non moi celle que j’attend c’est cette réponse négative qui me dira enfin pourquoi.

Et à l’heure où Madame Wintour verrait bien Kanye West à la création chez Hermès, moi j’ai compris une chose : soit j’arrête de croire que je suis styliste, soit je me lance dans le rap … Reste à voir ce qui est mieux !